Le scrutin de liste à la représentation proportionnelle ?

Publié le par JS03 Europe

Le scrutin de liste à la représentation proportionnelle est le mode de scrutin retenu pour les élections européennes.

Dans la circonscription Massif central-Centre, chaque parti politique ou groupe organisé de citoyens peut présenter une liste de 5 candidats qui doit respecter la parité entre femmes et hommes.


La répartition des sièges de députés européens entre les différentes listes en présence se fait en fonction du nombre de voix obtenues par chaque liste. A savoir que seules les listes ayant obtenu plus de 5% des suffrages exprimés peuvent prétendre avoir des élu(e)s.

Par exemple, dans la circonscription Massif central-Centre, si le PS recueillait 40% des voix, l'UMP 40% et le MoDem 20%, la répartition se ferait comme suit :
 - le PS aurait 2 Députés européens
 - l'UMP aurait 2 Députés européens
 - le MoDem aurait 1 Député européen.

 

Toutefois, la réalité est bien plus complexe puisque nombreuses sont les listes en lice (NPA, Lutte ouvrière, Front de Gauche, Europe Ecologie, Nouveau Centre, FN, etc...). La répartition des sièges est donc plus compliquée, même si le principe reste évidemment le même.

Enfin, il faut aussi savoir que les sièges sont attribués selon l'ordre d'apparition sur la liste. Ainsi, dans le cas des grands partis politiques, les candidats situés parmi les premiers sur la liste sont quasi-certains de devenir Députés européens tandis que ceux placés en fin de liste n'ont aucune chance d'être élus.



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Quelques précisions supplémentaires (désolé j'aime pas faire du copier/coller mais ça permet d'avoir les infos en direct plutôt que d'avoir à cliquer sur un lien)source: lepartidegauche.fr<br /> <br /> Un mode de scrutin contestable<br /> Chaque<br /> État définit luimême<br /> ses procédures<br /> électorales. Et pour le coup, la France ne<br /> brille pas par les règles les plus démocratiques.<br /> Décryptage.<br /> Dans notre pays, l'élection se fait au<br /> scrutin de liste à la représentation proportionnelle<br /> à un tour. Les sièges sont répartis<br /> entre les listes ayant obtenu au<br /> moins 5 % des suffrages suivant la règle<br /> de la plus forte moyenne.<br /> A première vue, le système proportionnel<br /> assure la plus grande démocratie, faisant<br /> primer l'exigence de représentation<br /> sur celle de constitution d'une majorité.<br /> Mais, plus le nombre de sièges en jeu est<br /> faible, moins l’effet proportionnel du<br /> scrutin est important. Les véritables proportions<br /> issues des suffrages sont alors<br /> difficilement respectées et le pourcentage<br /> minimal pour obtenir un élu augmente.<br /> La division du territoire en régions<br /> électorales, freine la véritable représentativité.<br /> C'est ce qu'a fait la France<br /> en 2004, abandonnant le mode de scrutin<br /> national et découpant son territoire<br /> en 8 circonscriptions.<br /> Avec des attributions de 3 à 13 sièges<br /> par région, les seuils électoraux se retrouvent<br /> actuellement bien supérieurs<br /> aux 5 % supposés. Il faudra surement atteindre<br /> les 7 à 10 % des voix pour décrocher<br /> un siège dans la majorité des circonscriptions,<br /> et approcher les 20 %<br /> pour avoir un élu dans les DomTom.<br /> Le<br /> système défavorise clairement les petits<br /> partis, et assure la suprématie des<br /> grands. Pour preuve, le scrutin de 2004 a<br /> attribué 48 sièges au couple PSUMP.<br /> Les scores nationaux leurs laissaient<br /> théoriquement 41 élus (1). Et bien évidemment,<br /> ce sont les forces politiques<br /> minoritaires qui sont lésées : à ce jeu, le<br /> PCF a perdu ainsi deux députés en<br /> 2004...<br /> Or on gonfle plus encore le score des<br /> premiers arrivés par un procédé tout à<br /> fait injustifié. Car la décision d'en faire<br /> des scrutins séparés dans 8 grandes régions<br /> françaises est belle et bien absurde.<br /> Les élus au Parlement Européen y représentent<br /> la France, et non telle ou telle<br /> partie de territoire définie pour les besoins<br /> du scrutin. La France n'est pas une<br /> république fédérale ! D'ailleurs, les partis<br /> ne s'y trompent pas : ils parachutent en<br /> tête de liste de chaque région les personnalités<br /> qu’ils souhaitent voir élues en<br /> priorité, à partir de concertations nationales.<br /> Et pour une fois, c'est légitime !<br /> Dans unemoindremesure, laméthode<br /> mathématique utilisée pour la répartition<br /> des sièges est tout aussi discutable.<br /> La France a en effet choisie la méthode<br /> d’Hondt, qui avantage légèrement les<br /> listes ayant bénéficié du plus grand<br /> nombre de voix, surtout quand le<br /> nombre de sièges à pourvoir est faible. Il<br /> existe pourtant d'autre méthodes<br /> (SainteLagüe,<br /> Quotient de Hare), qui<br /> assurent unmeilleur report de la proportionnalité<br /> et sont utilisées fréquemment<br /> en Europe.<br /> Dans ces conditions, comment un<br /> nouveau parti indépendant peutil<br /> avoir<br /> une chance de progresser ? Même soutenu<br /> par un nombre croissant d'électeurs,<br /> ses résultats ne se traduiront pas en un<br /> nombre représentatif d'élus. Sauf à faire<br /> front parmi les listes arrivées dans les<br /> premières : quand on vous dit qu'il faut<br /> se rassembler à gauche pour avoir une<br /> chance de renverser la donne !<br /> Thomas Champigny
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